Principes du gouvernement représentatif de Bernard Manin
Trônant dans les rayons de quasi toutes les librairies, souffrant d’une indifférence qu’on suppose encore plus forte que pour les autres, l’ouvrage de Bernard Manin n’a fini, pour ma part, par m’intéresser que tout récemment. Pourquoi, à 34 ans, se lancer dans une lecture sur les principes du gouvernement représentatif alors même que j’y baigne, m’y déploie et m’en désespère parfois ? Pourquoi se plonger dans un bouquin dont le titre sonne davantage comme un précis de BAC1 en sciences politiques que comme un essai à contretemps des idées reçues ? Sa dimension polémique semble avoir été étouffée par la volonté, consciente ou non, d’en faire prioritairement un ouvrage crédible plutôt qu’un texte véritablement subversif. C’est le paradoxe apparent qu’il semblait contenir qui m’incita à en prendre d’assaut les premiers chapitres. C’est aussi un tweet perdu dans l’immensité de X qui présentait le livre comme une révélation, tant il démontait les idées reçues sur le système dit représentatif. A la bonne heure !